Au bout du Finistère, le Cap Sizun se découvre mal au pas de course. Falaises, sentier côtier, île de Sein : il faut plusieurs jours pour en faire le tour. À Audierne, une auberge tenue par la même famille depuis trois générations propose justement de poser ses valises et de rayonner.
Le Cap Sizun, un territoire qui demande du temps
Sur quelques kilomètres seulement, la pointe occidentale du Finistère réunit les falaises de la Pointe du Raz et de la Pointe du Van, le GR34 qui longe l’océan, l’embarquement pour l’île de Sein, des plages plus discrètes du côté de Goulien et des villages de caractère comme Pont-Croix, Locronan ou Douarnenez. Labellisé Grand Site de France, le territoire attire chaque année des visiteurs venus chercher de l’air et de l’espace.
Plutôt que de changer d’hôtel chaque soir, l’Auberge du Cabestan défend une idée simple : choisir une maison, y rester plusieurs nuits et partir chaque matin dans une direction différente.
Une maison de famille depuis soixante ans
Ici, l’histoire n’a pas été écrite pour une plaquette. Il y a soixante ans, les parents des propriétaires actuels ont fait construire cette grande maison néo-bretonne à l’endroit même où le grand-père tenait déjà commerce. L’établissement n’a jamais quitté la famille : il a été modernisé, sans perdre sa manière d’accueillir, directe et sans façons.
Meubles anciens, photographies, tables du restaurant : le décor témoigne d’un lieu habité plus qu’il ne cherche à impressionner. Aux murs, des affiches originales du tourisme breton des années 1920 et 1930 dialoguent avec les œuvres d’artistes contemporains du Cap Sizun.
Dix-sept chambres sans esbroufe
L’auberge compte 17 chambres : des doubles, des familiales et une chambre accessible aux personnes à mobilité réduite. Certaines donnent sur le jardin, d’autres sur l’église du village et son clocher de granit. Bois massif, bonne literie, lumière douce : rien de superflu, mais tout ce qu’il faut pour récupérer après une journée de marche sur le GR34.
Signe qui ne trompe pas, des habitués reviennent depuis des années et demandent parfois à retrouver la même chambre.
Partir le matin, revenir le soir
La journée commence par un petit-déjeuner en buffet préparé avec des produits d’artisans locaux. C’est aussi le moment où l’équipe glisse ses conseils, ajuste un itinéraire ou suggère un détour. L’embarcadère pour l’île de Sein se trouve à moins de trois kilomètres, de quoi réserver une journée entière à l’île.
Après les falaises et le vent, le retour se fait sans hâte. Le salon avec bar et la terrasse côté jardin deviennent alors le lieu où l’on échange ses impressions et où se dessine le programme du lendemain.